Transport : enjeux urbains et humains de l’écomobilité

Urbanisme : retrouver un cadre de vie agréable et centré sur l’humain

écomobilité et éco-quartier : un cadre de vie agréable centré sur l'humain Représentez-vous une rue dont le paysage ne serait pas détérioré par d’immenses voies de circulation emplies de voiture. Imaginez vous promener dans votre quartier sans être intoxiqué par les gaz d’échappement. Rêvez d’une ville où vous ne seriez pas agressé par le bruit des voitures. C’est la ville que les urbanistes et spécialistes de l’écomobilité essayent de créer.
Il ne s’agit pas d’une vision purement esthétique : elle entend améliorer la santé et le bien-être des personnes. Source de nombreuses maladies et 1ère source de nuisance pour les Français, la pollution sonore génère irritabilité, insomnie, dépression… Quant-à eux, les gaz d’échappement sont sources d’intoxications aiguës au monoxyde de carbone et causent fatigue, nausées, maux de tête, perte de connaissance. Sans compter les risques accrus de cancer (poumons, vessie), selon l’INRS.

Sortir du paradigme du « tout-voiture »

écomobilité : sortir du tout-voiture Dès les premières automobiles au XXe siècle, posséder une voiture individuelle a été un symbole de liberté et de réussite sociale, le parangon du service « porte à porte » et du déplacement facile et sans contraintes. Une logique consumériste aussi, promue par le lobbying des constructeurs et de l’industrie pétrolière comme par la Société de consommation.
Mais à l’heure où la France compte 481 voitures pour 1000 habitants et que près de 83% de nos déplacements se font seul en voiture particulière (source : INSEE, 2010), la situation devient intenable : engorgement des voies de circulation causant des embouteillages quotidiens, longues minutes à circuler pour trouver une place de stationnement, pollution atmosphérique en constante hausse… Il faut changer de modèle !

L’intermodalité : repenser notre rapport aux déplacements et moyens de transports

intermodalité : repenser notre rapport aux déplacements et moyens de transports De nombreuses municipalités y travaillent depuis longtemps : comment redessiner et concevoir de nouveaux systèmes qui permettent à chacun de se déplacer rapidement sans pour autant détériorer la ville et la santé des personnes ? Ce qu’on appelle l’intermodalité ou la multimodalité est l’art de faire un « cocktail de transports » : prendre un bus ou un train et rentrer à pied de la gare, aller en vélo à la gare et pouvoir le transporter dans le train pour l’enfourcher à l’arrivée… les combinaisons sont nombreuses !
Le développement des vélos à louer en libre-service ou de l’autopartage, de même que les initiatives de municipalités de créer des « parking-relais » et laisser sa voiture et prendre les transports en commun comme à Lyon, Grenoble ou encore Strasbourg, sont des exemples. Cette nouvelle manière de penser les usages de déplacement représente la ville et les transports du futur.

Chacun peut agir individuellement et efficacement

écomobilité : chacun peut agir pour la planète La problématique des transports, de l’écomobilité et de l’aménagement des villes n’est pas qu’une affaire de gouvernements, de collectivités publiques et d’urbanistes, elle repose aussi sur des choix individuels et personnels, qui feront à terme la différence si chacun s’y met, et qui pourront influer sur les décisions publiques et collectives ! En effet, chacun peut choisir la manière dont il se déplace et avec quels véhicules. Cela passe par changer ses habitudes de transport pour des déplacements plus raisonnés et intelligents, mais aussi par remplacer ses moyens de transport par des véhicules plus respectueux de l’environnement.
Au-delà de la question environnementale, recourir à des réflexes d’écomobilité participe à améliorer le bien-être et la santé de soi-même et de chacun, et pour moins cher que l’on ne croit. Alors qu’attendons-nous ?