Les usages de l’écomobilité

Les transports en commun

écomobilité : transports en commun Dans l’immense majorité des villes, le réseau de transports en commun est important et son maillage dense. Et bien souvent, surtout sur des trajets urbains, il est plus rapide d’utiliser le bus ou le métro pour se rendre à destination.
Souples d’utilisation et souvent aux plages horaires larges (et même en soirée), les transports en commun ont l’avantage de n’ajouter aucune pollution atmosphérique supplémentaire quand vous l’utilisez : en effet, les bus et métros circulent même quand vous ne les utilisez pas.
Fonctionnant souvent partiellement à l’électricité (métro, omnibus), ces modes de transport en commun sont des leviers importants de l’écomobilité et de la préservation de l’environnement.

… et encore mieux : le tramway

écomobilité : tramway Parmi les transports en commun urbains les plus écologiques, le tramway remporte la palme ! Avec 3,1 grammes de CO2 par kilomètre et par personne émis, il est l’un des modes de transport urbain qui émet le moins de gaz à effet de serre et se place en tête devant le métro (4 grammes), le RER (4,2), le train de banlieue (6,2) ou le bus (103,3). Loin devant la voiture particulière qui rejette en moyenne 183,3 grammes de CO2 par kilomètre et par personne ! (source RATP)
De nombreux efforts pour limiter la pollution des transports en commun sont faits, à l’image de l’utilisation du biodiesel ou le déploiement futur d’une flotte de bus hybrides à Paris. Alors pourquoi ne pas préférer les transports en commun quand vous le pouvez ?

La marche

écomobilité : marcher On l’oublie trop souvent, mais la marche reste l’un des modes de transport les plus respectueux de l’environnement, sans oublier ses bienfaits pour la santé et le physique ! L’Organisation Mondiale de la Santé recommande en effet 30 minutes de marche d’intensité modérée cinq jours par semaine pour améliorer son état de santé et rester en forme. Et pas besoin d’être une marche ininterrompue, ils peuvent s’échelonner tout au long de la journée.
Quelques idées simples : prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, descendre du bus deux arrêts avant votre destination finale pour marcher le reste du trajet, aller se balader dehors avant d’aller se coucher… des petits riens qui peuvent s’intégrer à vos activités quotidiennes habituelles, et faire beaucoup !

La location de vélo en libre-service

écomobilité : vélib Lancé dès 1974 à La Rochelle, le principe des vélos à louer en libre-service a fait son chemin. Avec le service Vélib à Paris, puis Vélov à Lyon et ensuite dans une dizaine de villes en France, c’est un moyen pratique et écologique de se déplacer en ville à peu de frais : et en moyenne ce sont 110 000 locations qui sont effectuées chaque jour à Paris !
Idéal pour se rendre rapidement d’un point à un autre de la ville quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, et sans devoir se préoccuper des bouchons ou des horaires des transports en commun, le vélo en location libre-service est un mode de transport écologique : il n’entraîne qu’une augmentation de 40% de l’émission de CO2 par l’Homme via la respiration, soit à peine plus que la marche (30% d’augmentation).

L’autopartage

écomobilité : autopartage (Autolib) Obligé de prendre une voiture pour vous rendre à votre destination en ville ? Pourquoi ne pas opter pour l’autopartage ? Existant depuis les années 70 en France, le principe s’est démocratisée avec son adoubement par le Grenelle de l’Environnement (retenu en 2007, et labellisé en 2011) et existe à Grenoble, Strasbourg, Nantes… et un peu partout en France. Moyennant un abonnement, vous pouvez utiliser à tout moment une voiture partagée entre plusieurs utilisateurs, réduisant ainsi les coûts et surtout l’énergie grise engrengée (le total d’énergie utilisée pour produire, utiliser et recycler un matériel), puisqu’il n’y a qu’un seul véhicule pour plusieurs personnes.
Le service Autolib’ à Paris et en Ile-de-France va encore plus loin : le véhicule partagé, la Blue Car, est 100% électrique. Elle ne rejette donc pas de CO2 et ne pollue pas !

Le covoiturage

écomobilité : covoiturage Entre amis, entre collègues ou avec des inconnus, pourquoi ne pas partager une voiture pour vos trajets du quotidien comme vos plus longs voyages ? Si ce mode de transport reste moins écologique que le train, se mettre à plusieurs pour faire un même trajet reste une bonne solution plus respectueuse de l’environnement que de multiplier les voitures ! Le principe est simple : un conducteur met à disposition les places disponibles dans sa voiture au profit de passagers qui participent aux frais. Economique, écologique et bien plus pratique que l’autostop, que demander de plus ?
De nombreuses solutions pour trouver des covoiturages existent, que ce soit des associations, des Comités d’Entreprise ou des sites Internet ou mobile : il est donc très simple de recourir au covoiturage.

Le train

écomobilité : le train Star des longs voyages, le train et surtout le TGV reste le moyen de transport le plus écologique sur de longues distances : il ne rejette que 13 grammes de CO2 par kilomètre et par personne ! Pour comparaison, les voitures électriques en rejettent 22 grammes et l’avion 118 grammes (ceci restant à pondérer sur de longs trajets : c’est essentiellement au décollage et à l’atterrissage que se font les plus grosses émissions de CO2).
Si le TGV ne circule pas sur tout le réseau ferré français, les trains de la SNCF rejettent en moyenne 43 grammes de CO2 par kilomètre et par passager, ce qui reste quoi qu’il en soit bien moindre que les voitures normales, hybrides comprises !

Les véhicules écologiques

écomobilité : véhicules écologiques Si vous n’avez pas d’autres choix que d’utiliser votre voiture personnelle pour vos trajets, optez pour une voiture écologique lors de votre prochain achat ! Les voitures électriques sont les plus respectueuses de l’environnement (22 g de CO2 / km / passager), devant les voitures hybrides (propulsion mixte essence et électrique) qui restent assez polluantes (128 g) et les voitures à essence (Super ou Diesel), qui oscillent entre 127 et 140 grammes selon les tailles et modèles. Petite surprise dans ce classement : réputé peu polluant, le GPL se classe bon dernier des moteurs à explosion, avec 188 grammes… à l’exception des 4×4, monstres de pollution, qui rejettent plus de 250 grammes ! (source Consoglobe)
Reste que pour les petits trajets urbains, pourquoi ne pas penser à d’autres véhicules que la voiture ? Scooter électrique, vélo électrique, gyropode… les alternatives sont nombreuses !